Histoire et caractère
Le style galant (environ 1720–1770) est la réaction à la complexité contrapuntique du Baroque tardif : musique légère, chantante, périodique, avec la mélodie au premier plan et un accompagnement simple, pensée pour le plaisir de l'auditeur de cour et du public bourgeois. Il naît surtout à Naples et en Italie (l'école napolitaine des conservatoires : Leonardo Leo, Francesco Durante, Leonardo Vinci, Giovanni Battista Pergolesi avec La serva padrona en 1733 et le Stabat Mater en 1736 ; Johann Adolf Hasse, Allemand formé à Naples ; Domenico Scarlatti avec ses 555 sonates pour clavecin ; Baldassare Galuppi à Venise ; Giovanni Battista Sammartini à Milan, parmi les premiers symphonistes) et se diffuse dans toute l'Europe avec l'opéra italien.
Le préclassique rassemble les tendances qui mènent au Classicisme : l'Empfindsamer Stil (« style sensible ») de Carl Philipp Emanuel Bach à Berlin et Hambourg (sonates et fantaisies pour clavicorde et pianoforte, avec des écarts d'affect soudains, des pauses, des chromatismes) ; l'école de Mannheim de Johann Stamitz (orchestre virtuose, naissance de la symphonie en quatre mouvements, effets dynamiques comme le « crescendo de Mannheim », la « fusée » (Rakete) et le « soupir ») ; Johann Christian Bach à Londres (le « Bach de Londres », modèle pour le jeune Mozart) ; la réforme de l'opéra de Christoph Willibald Gluck (Orfeo ed Euridice, Vienne 1762), contre les excès virtuoses de l'opera seria ; le premier Haydn (symphonies et divertimenti des années 1750–60) et le Sturm und Drang (environ 1768–1775) de ses symphonies en mineur.
Pour l'étude du langage galant, le texte de référence est Robert O. Gjerdingen, Music in the Galant Style (2007), qui décrit le répertoire comme une combinaison de schémas (schemata) mélodico-harmoniques — Romanesca, Prinner, Monte, Fonte, Meyer, Fenaroli, Quiescenza, Ponte, Do-Re-Mi, cadences — enseignés dans les conservatoires napolitains au moyen des partimenti (basses à réaliser) et des solfèges.
Gammes et tonalités
La tonalité majeure/mineure est désormais stable ; le galant préfère le majeur, des tons avec peu d'altérations et des modulations prévisibles. Les « gammes » sont ici surtout les degrés de la gamme que les schémas galants emploient à la basse et à la mélodie (indiqués par des chiffres : 1 = tonique, 5 = dominante, 7 = sensible). Chiffrage romain en mineur relatif au mineur naturel.
Majeur
- Formule 1 2 3 4 5 6 7 ; T T S T T T S. Do majeur : C D E F G A B. Sol majeur : G A B C D E F#.
- Note caractéristique : la sensible et la 4e (qui descend à la 3e) : les deux degrés « tendus » qui rendent les cadences claires, omniprésents dans les schémas (le Prinner mélodique 6–5–4–3, le Meyer 1–7…4–3).
- Accords : I ii iii IV V vi vii° ; dans le galant dominent I, IV, V, ii6 et V7, avec vi et iii comme accords de passage.
- Usage : mélodies par degrés conjoints avec appoggiatures, tierces et sixtes parallèles entre deux voix, basses simples (Alberti, répétées, « tambour »).
- Erreur courante : harmoniser comme Bach (un accord par note) : le galant a un rythme harmonique lent dans les thèmes et rapide seulement en cadence.
Mineur
- Naturel : 1 2 b3 4 5 b6 b7 — la mineur : A B C D E F G. Harmonique : A B C D E F G#. Mélodique ascendant : A B C D E F# G#.
- Accords : i ii° III iv V VI vii° ; emploi fréquent du VI et de la napolitaine (bII6) comme couleurs pathétiques.
- Note caractéristique : b6 (F) qui descend sur la 5 : le « soupir » galant en mineur.
- Usage : mouvements lents pathétiques (Pergolesi, Stabat Mater, en fa mineur), Sturm und Drang (Haydn, Symphonie n° 45 « Les Adieux », fa dièse mineur, 1772 ; n° 49 « La Passione »).
Chromatisme galant
- Appoggiatures chromatiques (#4 qui monte à 5, #1 qui monte à 2), dominantes secondaires (V/V, V/vi), le « soupir » b6–5.
- Dans l'Empfindsamer Stil de C. P. E. Bach : chromatismes soudains, accords de septième diminuée, modulations lointaines en quelques mesures.
Les degrés dans les principaux schémas (Gjerdingen)
| Schéma | Basse | Mélodie (typique) | Fonction |
|---|---|---|---|
| Romanesca | 1–7–6–3 (ou 1–5–6–3) | 1–5–1–1 ou 3–2–1–1 | ouverture |
| Do-Re-Mi | 1–7–1 | 1–2–3 | ouverture |
| Meyer | 1–7…4–3 | 1–7…4–3 | ouverture |
| Prinner | 4–3–2–1 | 6–5–4–3 | réponse, conclusion « douce » |
| Fonte | #1–2, 7–1 (séquence descendante) | 4–3, 4–3 | début de la seconde partie, passage mineur → majeur |
| Monte | 3–4, #4–5 (séquence ascendante) | 1–2, 2–3 | progression, seconde partie |
| Ponte | 5 tenu | variable | attente sur la dominante |
| Quiescenza | 1 tenu (pédale) | b7–6–7–1 | conclusion après la cadence |
| Fenaroli | 7–1–2–3 | 4–3–7–1 | répétition, transition |
Les chiffres en gras de la tradition napolitaine se lisent comme des degrés de la gamme dans la tonalité du moment.
Comment choisir
Majeur pour l'Allegro et le menuet ; mineur pour le pathétique, le pastoral plaintif, le Sturm und Drang. Pense par schémas : ouvre avec une Romanesca ou un Do-Re-Mi, réponds avec un Prinner, conclus par une cadence ; dans la seconde partie utilise Fonte ou Monte pour moduler et revenir.
Harmonie
Mélodie accompagnée
L'harmonie galante est homophonique : une mélodie au-dessus, une basse en dessous, un remplissage léger au centre. Les voix intermédiaires sont souvent confiées à la main droite du clavecin, aux altos ou aux cors tenus.
Rythme harmonique
Lent dans les thèmes (un accord par mesure ou même deux mesures sur I–V), accéléré vers la cadence (I6 – IV – ii6 – I6/4 – V7 – I). Fréquentes pédales de tonique au début et de dominante avant la reprise.
Cadences
- Cadence parfaite avec 6/4 cadentiel (I6/4–V7–I) et cadence composée avec trille sur le 2e degré.
- Demi-cadence sur le V à la fin de l'antécédent (phrase de 4 mesures qui « demande »), cadence parfaite à la fin du conséquent (qui « répond »).
- Cadence convergente (Gjerdingen : basse 4–#4–5 vers la demi-cadence) et cadences rompues pour allonger les phrases.
- Formules de clôture répétées (deux ou trois fois, toujours plus piano ou plus forte) et Quiescenza sur pédale.
Modulations
Première partie : de la tonique à la dominante (en mineur au relatif majeur) par V/V ; seconde partie : passage par des tons voisins (souvent avec Fonte : ii → I, ou Monte : IV → V) et retour. C'est le schéma de la forme binaire qui deviendra forme sonate.
Accompagnements typiques
- Basse d'Alberti (Domenico Alberti) : arpège brisé 1–5–3–5 de l'accord en doubles croches à la main gauche.
- Basse tambour : croches répétées sur la même note.
- Murky bass : octaves brisées.
- Cordes en croches répétées, cors avec notes tenues (pédales harmoniques), bois qui doublent les cordes.
Effets de Mannheim
Crescendo d'orchestre sur pédale de dominante (crescendo de Mannheim), fusée (rocket : arpège ascendant rapide avec crescendo ; on le retrouve au début du finale de la Symphonie n° 40 de Mozart), soupir (appoggiature descendante sur le temps fort), roulement (Walze : crescendo sur une figure répétée et une basse tenue).
Progressions typiques
| Nom | Tonalité | Accords | Degrés | Comment l'utiliser |
|---|---|---|---|---|
| Romanesca galante | do majeur | C G/B Am Em/G F C/E F G | I V6 vi iii6 IV I6 IV V | Le schéma d'ouverture de Gjerdingen avec basse 1–7–6–3 et mélodie descendante : proche parent du Canon de Pachelbel. On l'utilise pour les 2–4 premières mesures d'un thème. |
| Prinner | do majeur | F C/E G7/D C | IV I6 V4/3 I | Basse 4–3–2–1 sous la mélodie 6–5–4–3 : la « réponse » douce après une ouverture (Romanesca ou Do-Re-Mi). Il conclut sans la force d'une cadence parfaite. |
| Do-Re-Mi | sol majeur | G D/F# G | I V6 I | Mélodie 1–2–3 sur basse 1–7–1 : ouverture très simple et chantante, souvent répétée une tierce plus haut. |
| Fonte | do majeur | A7/C# Dm G7/B C | V6/5/ii ii V6/5 I | Séquence descendante d'un ton : d'abord un passage en ré mineur, puis en do majeur. Ouvre typiquement la seconde partie d'une forme binaire (« da Fonte » : de la fontaine vers le bas). Mélodie 4–3, 4–3. |
| Monte | do majeur | C7/E F D7/F# G | V6/5/IV IV V6/5/V V | Séquence ascendante d'un ton (basse 3–4, #4–5) : progression et poussée vers la dominante. Le nom évoque la montée sur la montagne. |
| Quiescenza | do majeur | C C7 F/C G7/C C | I I7 IV6/4 V7/I I | Sur pédale de tonique, la mélodie fait b7–6–7–1 : la conclusion « au repos » après une cadence parfaite, souvent répétée deux fois. |
| Cadence avec 6/4 et trille | ré majeur | D/F# G Em/G D/A A7 D | I6 IV ii6 I6/4 V7 I | La cadence composée galante : le soprano descend 3–2–1 avec trille sur le 2. Formule de conclusion de presque chaque période. |
| Pathétique avec napolitaine | fa mineur | Fm Bbm/Db Gb/Bb C7 Fm | i iv6 bII6 V7 i | La couleur pathétique napolitaine (Pergolesi, Stabat Mater) : la napolitaine avant la dominante, soupirs en tierces parallèles aux voix. |
Rythme et groove
- Périodicité : phrases de 2+2 et 4+4 mesures, symétrie antécédent–conséquent, répétitions en écho (forte–piano).
- Rythme lombard (Scotch snap : double croche accentuée + croche pointée), typique de Pergolesi, Hasse, J. C. Bach et du style napolitain : il donne grâce et « caprice ».
- Triolets et rythmes pointés légers dans les mouvements chantants ; syncopes et soupirs (appoggiature sur le temps fort, pause).
- Danses : menuet (la danse galante par excellence, 3/4 avec phrases de 4 et 8 mesures), contredanse, gavotte, polonaise (chez C. P. E. Bach et les fils de Bach), sicilienne pastorale.
- Pulsation : moins motrice que dans le Baroque : accompagnements avec des pauses, figures qui s'arrêtent sur les cadences, rubato expressif dans l'Empfindsamer Stil.
- Swing : non. Les appoggiatures longues (sur le temps, moitié de la valeur de la note principale) sont le véritable « microtiming » expressif.
Batterie
Percussions dans le galant
- Timbales par paire (tonique et dominante) avec trompettes ou cors dans les symphonies et les ouvertures festives (Mannheim, Sammartini, J. C. Bach, le premier Haydn). Elles marquent les tutti, les cadences et le crescendo final.
- Dans la musique de chambre et les sonates pour clavier, aucune percussion.
- Dans l'opera buffa, occasionnellement tambours et cymbales pour des scènes militaires ou « à la turque » (la mode turque devient forte dans le Classicisme).
Comment fonctionne la « section rythmique » galante
- La basse (violoncelle + contrebasse, ou la main gauche du clavecin/pianoforte) et les accords répétés des violons II et des altos forment la pulsation ; les cors tiennent les notes longues (pédale harmonique).
- Dans la symphonie de Mannheim les timbales renforcent le crescendo sur pédale de dominante et les coups d'ouverture (les trois accords du « premier coup d'archet »).
Erreurs typiques
Timbales dans les mouvements lents, percussions dans les sonates, accompagnement trop dense (le galant vit de légèreté et de pauses).
Basse
- Basse simple et claire : notes longues dans les thèmes (1, 5, 1), mouvements par degrés dans les cadences (4–#4–5, 3–4–5–1), pédales de tonique et de dominante.
- Basse d'Alberti et octaves brisées au clavier ; basse tambour (croches répétées) aux cordes.
- La basse des schémas : apprends les lignes de basse des schémas galants (Romanesca 1–7–6–3, Prinner 4–3–2–1, Fonte, Monte, Fenaroli 7–1–2–3) comme un vocabulaire : c'est ainsi qu'on étudiait dans les conservatoires napolitains avec les partimenti.
- Effectif : violoncelle et contrebasse à l'unisson-octave, basson qui double ; le continuo au clavecin survit dans les orchestres jusqu'aux années 1770–80, puis disparaît.
Instruments harmoniques
- Clavecin, clavicorde (l'instrument préféré de C. P. E. Bach pour sa sensibilité dynamique et le « Bebung », un vibrato produit par la pression de la touche) et le pianoforte naissant (Cristofori, Florence, début du XVIIIe siècle ; diffusion dans la seconde moitié du siècle).
- Cordes : violons I sur la mélodie, violons II souvent à l'unisson ou en tierces avec les premiers, altos doublent la basse à l'octave ou remplissent, violoncelles et contrebasses sur la basse.
- Vents : 2 hautbois (ou 2 flûtes) et 2 cors comme « pédale harmonique » et couleur ; bassons avec la basse.
- Disposition des voix : texture à trois couches (mélodie, basse, remplissage central mince), tierces et sixtes parallèles entre deux voix supérieures, rarement plus de quatre parties réelles.
Mélodie et voix
- Mélodie protagoniste : chantante, par degrés conjoints, ornée d'appoggiatures (longues et brèves), trilles en cadence, groupettos.
- Phrases brèves qui se répondent (question–réponse), répétitions en écho, motifs de 1–2 mesures.
- Soupir (Seufzer) : paire de notes liées descendantes (appoggiature → résolution) sur le temps fort.
- Voix : l'opera seria napolitain est dominé par les castrats (Farinelli, Caffarelli) et les prime donne ; airs avec colorature, messa di voce (crescendo-decrescendo sur une note), cadences improvisées. Dans l'opera buffa (La serva padrona) mélodies syllabiques, rapides, comiques, récitatif rapide.
- Réforme de Gluck : mélodie plus simple et dramatique, moins d'ornements, chœurs intégrés à l'action, récitatif accompagné par l'orchestre.
- Empfindsamkeit : mélodies brisées par des pauses, sauts expressifs, changements d'humeur soudains.
Instruments
Clavecin, clavicorde, pianoforte, orgue (sacré) ; violon, alto, violoncelle, contrebasse ; flûte traversière, hautbois, basson, clarinette (rare, à partir du milieu du siècle à Mannheim), cors naturels, trompettes naturelles, timbales ; mandoline ; voix (castrats, sopranos, ténors, basses bouffes), chœur.
Patterns de batterie
Synthés et sons
- Clavinet V — Clavier pincé « galant »: Approximation du clavecin/clavicorde pour esquisses et arrangements crossover : pickups mixtes, damping moyen, aucun effet wah, réverbération de salle 0,8–1,2 s.
- Piano V — Pianoforte et sonates: Pour jouer Scarlatti, C. P. E. Bach et le premier Haydn : un modèle droit à la dynamique légère et avec peu de pédale se rapproche de la clarté du pianoforte.
- Augmented Strings — Cordes de chambre d'étude: Pour esquisser des symphonies préclassiques : articulations brèves, crescendo de Mannheim avec la macro de dynamique.
- Augmented Voices — Voix d'étude: Pour essayer des duos en tierces et des chœurs homophoniques de l'opéra et de la musique sacrée napolitaine.
Structure du morceau
Forme binaire (base de tout le galant)
| Partie | Mesures | Contenu |
|---|---|---|
| A (répétée) | 8–40 | thème à la tonique (Romanesca/Do-Re-Mi + Prinner), transition, arrivée à la dominante (ou au relatif en mineur), cadence |
| B (répétée) | 8–60 | début à la dominante, Fonte ou Monte, éventuel passage en mineur, retour à la tonique |
- Binaire arrondie : dans la partie B revient le thème initial à la tonique : c'est l'ancêtre de la forme sonate.
- Sonate de Domenico Scarlatti : un seul mouvement en forme binaire, avec le « point de crise » (Kirkpatrick) où les deux moitiés se rejoignent sur le même matériau cadentiel.
Symphonie préclassique
- Italienne (Sammartini, opéra) : trois mouvements rapide–lent–rapide.
- Mannheim (Stamitz) : quatre mouvements avec le menuet et trio à la troisième place.
Autres formes
- Menuet et trio : menuet (|:8:|:8–16:|), trio (souvent à trois voix ou avec vents), da capo.
- Aria d'opera seria : forme da capo (A–B–A) ou, vers 1760–70, formes abrégées (dal segno).
- Intermezzo buffo (La serva padrona) entre les actes de l'opera seria, puis opera buffa autonome.
- Sonate pour clavier en 2–3 mouvements ; concerto pour clavier de J. C. Bach et C. P. E. Bach (forme ritornello qui évolue vers la double exposition).
Mixage et mastering
Objectif sonore
Légèreté, clarté de la mélodie, accompagnement discret, espace de salon ou de théâtre d'opéra du XVIIIe siècle (petit, 1–1,6 s). La mélodie doit toujours rester devant ; l'accompagnement (basse d'Alberti, notes répétées) ne doit jamais devenir une masse.
Claviers (clavecin, clavicorde, pianoforte)
- Clavecin : paire à 50–100 cm ; passe-haut 60 Hz ; −1/−2 dB à 3–5 kHz s'il pique ; aucune compression.
- Clavicorde : instrument très piano : micros tout près (20–40 cm), préampli silencieux, bruits de mécanique inévitables ; ne pas le monter « au niveau d'un piano » dans un ensemble.
- Pianoforte : paire à 1–1,5 m de la caisse ; son plus clair et moins soutenu que le piano moderne ; −1 dB à 250 Hz, aucune compression.
Cordes et vents (orchestre préclassique, 15–30 instrumentistes)
- Paire principale + spots légers ; passe-haut comme à l'orchestre (violons 80–100 Hz, altos 60, violoncelles 40, contrebasses 30).
- Cors naturels : éloignés, doux ; aucune EQ sauf un éventuel −1 dB à 400 Hz s'ils empâtent.
- Hautbois et flûtes : devant les cors, passe-haut 120 Hz.
- Espace : salle 1,2–1,8 s, pré-delay 15–20 ms.
- Panoramique : violons I G 50, violons II D 50 (ou G 20), altos D 20, basses centre-droit, vents centre.
Voix (opéra et musique sacrée napolitaine)
- Solistes : spot à 1–1,5 m, passe-haut 80–100 Hz, aucune compression évidente (tout au plus 1–2 dB en opto pour les pics des airs de colorature) ; réverbération de théâtre ou d'église 1,4–2,2 s.
- Récitatif secco : voix plus proche et sèche, clavecin et violoncelle juste en dessous.
Avec des librairies virtuelles
- Articulations brèves et légères aux cordes d'accompagnement (staccato, spiccato à faible vélocité), legato pour la mélodie.
- Appoggiatures et trilles joués à la main (non quantifiés rigidement).
- Crescendo de Mannheim : dessine avec CC1 un crescendo linéaire sur 4–8 mesures avec la pédale de dominante.
- Basse d'Alberti : vélocité variable (la première note de chaque groupe plus forte, les autres plus légères).
Bus et groupes
Bus clavier, cordes, vents, voix ; réverbération commune. Aucun limiter.
Sidechain
Non.
Master
- Cible indicative −20/−16 LUFS intégrés (musique de chambre et sonates pour clavier autour de −20/−17), true peak −1 dBTP, LRA 6–12 LU.
- Chaîne minimale : EQ corrective, limiter transparent pour les pics.
Erreurs courantes
- Accompagnement plus fort que la mélodie.
- Longue réverbération de cathédrale pour une sonate galante.
- Clavecin comprimé ou avec trop d'aigus.
- Dans le DAW : basse d'Alberti à vélocité identique, articulations romantiques, longs crescendos hors style (sauf l'effet Mannheim).
Morceaux de référence pour le mixage
- Pergolesi — Stabat Mater (enregistrements avec ensemble sur instruments d'époque).
- Domenico Scarlatti — Sonates (Scott Ross, clavecin).
- C. P. E. Bach — Symphonies pour cordes Wq 182 (ensemble sur instruments originaux).
- Gluck — Orfeo ed Euridice, « Che farò senza Euridice » (enregistrements historiquement informés).
- Haydn — Symphonie n° 45 « Les Adieux » (orchestres sur instruments originaux).
Écoutes de référence
- Giovanni Battista Pergolesi — La serva padrona (1733)
- Giovanni Battista Pergolesi — Stabat Mater (1736)
- Domenico Scarlatti — Sonata in re minore, K. 141 (pubbl. metà XVIII secolo)
- Domenico Scarlatti — Sonata in mi maggiore, K. 380
- Giovanni Battista Sammartini — Sinfonie (anni 1730–1770)
- Johann Stamitz — Sinfonie per l'orchestra di Mannheim (anni 1750)
- Carl Philipp Emanuel Bach — Fantasia in do minore, Wq 63/6 (1753)
- Carl Philipp Emanuel Bach — Sinfonie per archi, Wq 182 (1773)
- Christoph Willibald Gluck — Orfeo ed Euridice: Che farò senza Euridice (1762)
- Johann Christian Bach — Sinfonie op. 3 (1765)
- Joseph Haydn — Sinfonia n. 45 in fa diesis minore «degli addii», Hob. I:45 (1772)