MasteringIntermédiaire2 min de lecture

Chaîne de mastering et translation

Objectif

Le mastering rend le mix cohérent, compétitif et fiable sur tout système d'écoute, et le prépare pour la distribution. Il ne répare pas un mauvais mix : si un problème est grave, on retourne au mix.

Chaîne typique

  • Écoute et références à loudness égale.
  • EQ correctif : résonances, excès de 200–400 Hz, dureté à 2–4 kHz.
  • EQ dynamique ou multibande pour les problèmes intermittents (sibilantes, 808 qui résonne sur certaines notes).
  • Compression de bus légère : 2:1, attack 30 ms, release automatique, 1–2 dB.
  • Saturation délicate pour la densité.
  • Mid/side : graves en mono sous 100–150 Hz, éventuelle ouverture des aigus sur les côtés.
  • Limiter avec ceiling −1 dBTP.
  • Dither seulement si l'on réduit la profondeur de bits (par ex. à 16 bits).

Mesures à surveiller

LUFS integrated et short-term, true peak, LRA, corrélation de phase, spectre (surtout sous 100 Hz).

Translation

Écoute sur : casque, écouteurs intra, téléphone (mono et sans sub), voiture, système de club ou moniteurs avec sub. La basse doit exister même là où la fondamentale n'arrive pas (harmoniques de l'808).

Livraisons

WAV 24 bits (44,1 ou 48 kHz), noms et ordre des morceaux, codes ISRC, espaces entre les pistes dans un album ; éventuelles versions instrumentales et a cappella.

Exemple

Album trap en la mineur : même type de chaîne pour tous les morceaux, loudness alignée à ±1 LU entre les pistes, intros et interludes laissés plus dynamiques.

Exemple réel

« Random Access Memories » de Daft Punk (2013), masterisé par Bob Ludwig, a été apprécié aussi pour la dynamique conservée par rapport aux standards de la « loudness war » : une référence pour qui veut un master fort mais qui respire.

Sources

Leçons liées